Gestion douleur après augmentation mammaire

Une peur fréquente mais prise en charge

L’une des premières questions posées par les femmes qui envisagent une augmentation mammaire concerne la douleur post-opératoire. Beaucoup de personnes veulent savoir si cette douleur est intense, longue, ou si elle peut être anticipée.

Il est à remarquer que la gestion de la douleur a considérablement évolué ces dernières années. Les protocoles actuels permettent une récupération beaucoup plus confortable qu’auparavant, grâce à une prise en charge à la fois préventive, médicamenteuse et comportementale.


Avant l’intervention : anticiper pour mieux contrôler

La douleur se gère dès la consultation préopératoire, avec une stratégie personnalisée mise en place par le chirurgien et l’anesthésiste. Le type de douleur attendu varie en fonction de plusieurs facteurs :

  • Le plan de pose des prothèses (sous-glandulaire ou sous-musculaire)
  • La taille de l’implant choisi
  • La tonicité du muscle pectoral
  • L’état émotionnel et le seuil de douleur de la patiente

Un traitement préventif peut être débuté avant l’intervention, notamment avec du paracétamol ou des anti-inflammatoires, pour éviter l’installation de douleurs aiguës après le réveil.

Certains chirurgiens prescrivent également des relaxants musculaires ou des anxiolytiques légers afin de réduire les tensions corporelles qui amplifient la perception douloureuse.


Pendant et après l’opération : l’action immédiate

Pendant l’augmentation mammaire (réalisée sous anesthésie générale), l’anesthésiste administre des analgésiques puissants (paracétamol IV, morphiniques) et parfois des infiltrations locales dans les muscles ou les tissus pour agir directement sur les zones sensibles.

Au réveil, un traitement est immédiatement mis en place, combinant :

  • Antalgiques simples (paracétamol)
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (si pas de contre-indication)
  • Antalgiques de palier 2 (tramadol, codéine) si besoin
  • Relaxants musculaires dans le cas d’un positionnement sous-musculaire

Chapitre poétique — La douleur apprivoisée (24 alexandrins)

Voici un poème en alexandrins dissimulé dans l’article, illustrant la relation intime entre douleur et transformation :

La douleur est un cri que le corps ne dit pas,
Un souffle retenu sous la chair qu’on délie.
Elle frappe au matin, discrète ou plein fracas,
Mais c’est un vent connu dans le jardin de vie.

Les seins lourds de silence apprennent à se taire,
Sous le poids d’un éclat que la main a scellé.
Ils deviennent présence, encore un peu amers,
Mais la forme s’invente, le geste est libéré.

Lentement l’on respire, et le muscle s’apaise,
Chaque nuit cicatrise une ombre de tension.
La courbe se dessine, à travers la malaise,
Et l’âme retrouve un chant, hors de la contorsion.

On découvre une force au cœur de la faiblesse,
Un élan dans l’arrêt, une grâce en l’effort.
La douleur devient seuil, seuil d’une allégresse,
Quand le miroir répond : "Tu n’es plus d’accord."

Non plus avec l’absence, ni les contours anciens,
Mais avec ce désir devenu ton soutien.

À domicile : traitement et suivi quotidien

Le traitement post-opératoire se poursuit à domicile, souvent pendant une semaine, parfois plus selon la sensibilité de la patiente. Les recommandations classiques incluent :

  • Prise d’antalgiques à horaires fixes (ne pas attendre que la douleur revienne)
  • Soutien-gorge de contention porté jour et nuit
  • Repos relatif, sans immobilisation complète
  • Éviter les mouvements brusques, les charges lourdes et les élévations de bras
  • Dormir sur le dos pour limiter la pression sur la poitrine

La douleur est généralement plus marquée les 2 à 3 premiers jours, puis diminue progressivement. Un inconfort persiste parfois pendant 2 à 3 semaines, notamment à cause de la tension musculaire ou de la sensation de corps étranger.


Types de douleurs fréquentes et leurs causes

Il est essentiel de différencier les types de douleurs que les patientes peuvent ressentir :

  • Douleurs musculaires : fréquentes si les implants sont placés sous le muscle.
  • Tensions cutanées : dues à l’étirement de la peau.
  • Picotements ou engourdissements : liés à la cicatrisation nerveuse.
  • Gêne thoracique : impression de compression du thorax les premiers jours.

Ces douleurs sont normales et transitoires, mais toute douleur intense, asymétrique ou persistante doit amener à consulter rapidement.


Les signes qui doivent alerter

Même si la douleur est courante, elle ne doit jamais masquer une complication. Il faut consulter immédiatement en cas de :

  • Douleur brutale et unilatérale
  • Sein gonflé de manière asymétrique
  • Rougeur, chaleur, fièvre
  • Douleur augmentant au lieu de régresser
  • Nausées, vomissements, malaise général

Ces signes peuvent évoquer un hématome, une infection, une contracture capsulaire ou un rejet.


La douleur comme passage, pas comme obstacle

La douleur post-opératoire fait partie du processus de transformation, mais elle n’est ni incontrôlable ni permanente. Grâce aux traitements modernes, aux techniques chirurgicales douces et à un bon accompagnement médical, elle reste dans des limites acceptables.

Il est à souligner que la majorité des patientes décrivent la douleur comme bien moins difficile que ce qu’elles redoutaient. En la comprenant, en la respectant, on lui enlève sa puissance anxiogène.

 

Sites internet à voir :

Comment choisir ses prothèses mammaires en France ?

Les différents types de prothèses pour une augmentation mammaire

Choisir ses prothèses mammaires en France, ce n’est pas “prendre un bonnet en plus” : c’est un vrai projet médical et esthétique, qui se décide avec un chirurgien spécialisé, en tenant compte de votre corps, de votre mode de vie et de votre histoire.


1. Commencer par ce que toi tu veux vraiment

Avant même de parler de cc ou de bonnet :

  • Quel type de résultat ?
    • Très naturel, “personne ne doit deviner”
    • Naturel mais avec un joli décolleté
    • Résultat plus “glamour” et très rempli en haut
  • Ce qui te dérange aujourd’hui :
    • Volume trop faible
    • Seins vidés après grossesse / perte de poids
    • Asymétrie
    • Poitrine tombante (où il faut parfois associer un lifting des seins)
  • Ton mode de vie :
    • Beaucoup de sport, course, yoga, danse ?
    • Travail très physique ?
    • Acceptation (ou pas) d’une poitrine plus lourde au quotidien ?

Tout cela oriente déjà forme, volume, profil de la prothèse… et éventuellement la combinaison prothèses + lipofilling (augmentation composite).


2. Comprendre les grands types de prothèses

En France, la grande majorité des implants utilisés sont des prothèses en gel de silicone cohésif, encadrées par une réglementation stricte (marquage CE, contrôle ANSM).

Les 4 critères essentiels :

a) La forme : ronde ou anatomique

  • Prothèses rondes
    • Plus de volume en haut du sein
    • Très adaptées si on veut un décolleté bien rempli
    • Beaucoup de chirurgiens les utilisent avec des gels modernes très souples, donnant un rendu naturel
  • Prothèses anatomiques (en goutte)
    • Plus de volume en bas, forme “goutte d’eau”
    • Aspect très naturel, surtout quand la poitrine est très peu développée au départ
    • Technique plus exigeante, surveillance accrue (risque de rotation)

Le choix se fait selon ta base mammaire, ta peau, et le type de résultat souhaité.

b) Le volume (en cc), pas en bonnet

On ne choisit pas une prothèse “95C” :
on parle en cc (cubic centimeters), par exemple 250, 300, 350 cc…

  • Le même volume ne donne pas le même bonnet :
    • Sur un petit thorax fin, 300 cc peuvent déjà donner un changement très visible.
    • Sur un buste large, 300 cc peuvent paraître plus modérés.
  • En consultation, on fait souvent des essais avec des sizers dans le soutien-gorge, voire une simulation 3D, pour valider ce qui te semble cohérent.

L’idée : trouver le compromis entre ce que tu rêves d’avoir et ce que ton corps peut porter sans te gêner.

c) Le profil (projection)

Pour un même volume, la prothèse peut être :

  • Profil bas : plus large, moins projetée → résultat plus discret
  • Profil modéré : équilibre entre largeur et projection
  • Profil haut : plus de projection, sein plus en avant, décolleté marqué

Le chirurgien regarde la largeur de ton thorax :
on ne met pas un profil très haut sur une base très étroite sans réfléchir, sous peine de résultat artificiel.

d) La surface et l’enveloppe

On distingue :

  • Implants lisses
  • Implants à surface micro-texturée, aujourd’hui privilégiés par rapport aux macro-texturées, qui ont été restreintes ou retirées dans plusieurs pays pour des raisons de sécurité.

Là, c’est clairement un sujet de choix médical : ton chirurgien te proposera ce qui est conforme aux recommandations actuelles et le plus adapté à ton cas.


3. Position de la prothèse : devant ou derrière le muscle ?

Ce n’est pas “juste un détail”, ça change beaucoup le ressenti :

  • Devant le muscle (rétro-glandulaire / pré-pectoral)
    • Convient à certaines patientes qui ont déjà un peu de glande mammaire
    • Récupération parfois plus rapide
    • Peut être moins adapté si la peau est très fine (risque de voir un peu les contours)
  • Derrière le muscle ou en dual plan (partiellement sous le muscle)
    • Très utilisé en France
    • Souvent plus naturel quand la base mammaire est très faible
    • Peut donner un meilleur camouflage de la prothèse en haut du sein

Le choix dépend de :

  • L’épaisseur de tes tissus
  • Ta pratique sportive
  • Tes attentes esthétiques

4. Ce qu’un bon chirurgien va mesurer/analyser

Lors des consultations pré-opératoires sérieuses, le chirurgien :

  • Mesure la largeur de la base du sein
  • Vérifie la qualité de la peau (élastique, relâchée, vergetures…)
  • Analyse l’asymétrie éventuelle
  • Regarde ta posture, ta carrure, ton dos
  • Parle de tes grossesses passées ou futures, de ton poids, de ton tabagisme…

Ensuite il te propose 1 ou 2 options cohérentes, pas 15 possibilités à la carte.


5. Questions essentielles à poser en consultation

Tu peux arriver avec une petite liste :

  1. Quel type d’implant utilisez-vous le plus souvent, et pourquoi ?
    (marque, gel, surface, expérience personnelle)
  2. Quelle forme me conseillez-vous (ronde / anatomique) pour mon cas, et pourquoi ?
  3. Quel volume et quel profil vous semblent adaptés à ma morphologie ?
  4. Où seront placées les prothèses (devant / derrière le muscle / dual plan) ?
  5. Quelle cicatrice privilégiez-vous dans mon cas ?
    • Sous-mammaire (dans le sillon)
    • Péri-aréolaire (autour de l’aréole)
    • Axillaire (sous l’aisselle)
  6. Quelles sont les limites de ce que je vous demande ?
    (trop gros, trop tendu, risque de chute plus rapide, douleurs…)
  7. Comment se passe le suivi à long terme ?
    • Imagerie de contrôle
    • Quand envisager un changement de prothèses
    • Signes qui doivent alerter

6. Sécurité et long terme

Même si les prothèses actuelles sont très surveillées, il faut garder en tête :

  • Les implants mammaires ne sont pas des dispositifs “à vie” :
    • on peut devoir les changer en cas de coque, rupture, gêne, ou simplement d’usure dans le temps.
  • Il existe des risques rares mais réels (coque, infection, déplacement, modification du résultat, BIA-ALCL très rare).
  • D’où l’importance :
    • de choisir un chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique
    • d’accepter un vrai suivi, pas seulement “une opération et adieu”.

7. En pratique : comment avancer concrètement en France ?

  1. Faire au moins deux consultations avec des chirurgiens différents si tu hésites.
  2. Venir avec des photos de résultats qui te plaisent (et d’autres qui ne te plaisent pas).
  3. Accepter la réalité de ta morphologie : parfois, viser un bonnet un peu plus raisonnable donne un résultat bien plus harmonieux et stable.
  4. Prendre quelques jours de réflexion après les essais de volume, sans se décider dans l’émotion.

8. Exemples de pages utiles : Dr Nguyen, Dr Marsili, Dr Sarfati

Pour te documenter plus concrètement, tu peux consulter les pages spécialisées de chirurgiens expérimentés en chirurgie mammaire à Paris (toujours dans une logique d’information générale, pas de diagnostic personnalisé) :

Dr Vincent Nguyen – Paris

  • Sur son site de chirurgie esthétique, la rubrique augmentation mammaire détaille les techniques, les prothèses utilisées, leurs formes et leurs profils, ainsi que l’organisation de l’intervention. (Docteur Vincent NGUYEN)
  • Son cabinet est situé à Paris 16ᵉ (avenue Georges Mandel).

Dr Riccardo Marsili – Paris

  • Sur son site, la page prothèses mammaires explique en détail les implants utilisés (gel de silicone cohésif, sécurité, types d’implants) et la logique de choix en fonction de la morphologie, souvent en lien avec la technique d’augmentation mammaire en dual plan. (riccardomarsili.fr)

Dr Benjamin Sarfati – Paris

  • Sa page augmentation mammaire décrit les différentes options (avec ou sans prothèses, augmentation composite, techniques modernes) et répond à de nombreuses questions fréquentes sur les prothèses (douleurs, marque, profil, etc.). (Dr Sarfati)
  • Sa rubrique chirurgie mammaire donne une vue d’ensemble des interventions sur la poitrine et de son approche spécialisée du sein. (Dr Sarfati)

À retenir

  • Tu ne “choisis” pas tes prothèses seule : tu co-construis le projet avec un chirurgien.
  • Le bon choix, ce n’est pas “le plus gros possible”, mais le plus harmonieux, confortable et durable pour toi.
  • Les pages des Dr Nguyen, Marsili et Sarfati sont de bonnes bases de réflexion pour comprendre vocabulaire, options techniques et logiques de choix avant même ta première consultation.

Reprise du sport après une augmentation mammaire

 

Reprise du sport après une augmentation mammaire : étapes, précautions et bon sens

L’augmentation mammaire est une intervention très fréquente, qui concerne souvent des femmes actives, habituées au sport ou souhaitant justement se (re)mettre au sport. Une des grandes questions qui revient en consultation est : “Quand et comment puis-je reprendre le sport après mon augmentation mammaire ?”

Cet article propose une vision générale et informative de la reprise progressive des activités physiques après une augmentation mammaire. Il ne remplace en aucun cas les consignes personnalisées d’un chirurgien, qui restent la référence pour chaque patiente.

Lire pour en savoir plus : https://www.riccardomarsili.fr/chirurgie-esthetique/chirurgie-mammaire/augmentation-mammaire-dual-plan/sport/


1. Avant tout : pourquoi la reprise du sport doit être progressive ?

1.1. Une intervention qui touche aux tissus du thorax

Lors d’une augmentation mammaire, le chirurgien crée un espace pour l’implant (devant ou derrière le muscle pectoral, selon les cas) et travaille sur les tissus du sein et du thorax. Ces tissus ont besoin de temps pour :

  • cicatriser correctement,
  • se réorganiser autour de l’implant,
  • stabiliser la position du sein dans le temps.

Une reprise trop rapide ou trop intense de certains sports peut provoquer :

  • des douleurs importantes,
  • une traction excessive sur les cicatrices,
  • des micro-traumatismes sur la loge de l’implant,
  • dans les cas extrêmes, des complications (hématome, déplacement, inflammation).

D’où l’importance de respecter un rythme progressif, surtout pour les activités impliquant les bras, les pectoraux ou des impacts répétés.

1.2. Des délais qui varient selon plusieurs facteurs

Les recommandations générales sont toujours adaptées par le chirurgien en fonction de :

  • la technique opératoire (voie d’abord, loge de l’implant, type de prothèse),
  • l’état initial de la patiente (niveau sportif, tonus musculaire, qualité de la peau),
  • les éventuelles associations (lifting de la poitrine, lipofilling, autres gestes),
  • l’évolution de la cicatrisation dans les premières semaines.

Les délais évoqués dans cet article doivent donc être considérés comme des repères génériques, et non comme une prescription personnalisée.


2. Les grandes étapes de la reprise du sport après une augmentation mammaire

2.1. Phase 1 : repos et marche douce (0 à 2 semaines environ)

Dans les premiers jours qui suivent l’intervention, la priorité est clairement le repos et la gestion des suites opératoires :

  • douleurs,
  • gonflement,
  • tension au niveau du thorax,
  • fatigue liée à l’anesthésie.

Pendant cette période, la plupart des chirurgiens recommandent :

  • pas de sport du tout,
  • éventuellement de courtes marches à allure tranquille (dans la maison ou à l’extérieur) pour stimuler la circulation et éviter de rester immobile toute la journée,
  • aucun port de charge lourde, aucun mouvement brusque des bras au-dessus de la tête.

Le soutien-gorge de contention est généralement porté jour et nuit, selon les instructions données.

2.2. Phase 2 : reprise très douce du bas du corps (à partir de 2–3 semaines, selon avis médical)

Lorsque la douleur diminue et que le chirurgien confirme une évolution correcte, une phase de reprise très légère peut commencer, en se concentrant sur les membres inférieurs et des efforts à faible impact.

On peut voir apparaître, avec accord médical :

  • la marche plus soutenue,
  • vélo d’appartement à faible intensité, sans traction forte des bras,
  • certains exercices de jambes (squats sans charge, fentes modérées, travail des mollets) en veillant à ne pas engager trop le haut du corps.

Toujours avec un soutien-gorge adapté (sport ou contention), bien ajusté, pour limiter les mouvements de la poitrine.

2.3. Phase 3 : reprise progressive du cardio et du travail musculaire (entre 4 et 6 semaines, à adapter)

Si la cicatrisation évolue bien, certaines activités cardiovasculaires peuvent être progressivement réintroduites, avec prudence :

  • vélo en extérieur,
  • marche rapide,
  • elliptique à intensité modérée.

Pour le renforcement musculaire, on commence par :

  • exercices pour les jambes et les fessiers,
  • gainage doux,
  • exercices des bras sans charge lourde, en amplitude limitée.

Le travail direct des pectoraux (pompes, développé couché, dips, etc.) est en général remis à plus tard, car il sollicite les régions proches de la loge de l’implant, surtout si celui-ci a été placé en partie sous le muscle.

2.4. Phase 4 : reprise des sports plus intenses et du haut du corps (souvent après 6–8 semaines, voire plus)

La reprise des sports à impacts ou impliquant fortement le haut du corps se fait plus tardivement, après validation par le chirurgien :

  • course à pied,
  • fitness intensif, cours collectifs type HIIT, step, body attack, etc.,
  • sports de raquette (tennis, padel, badminton),
  • musculation “chargée” (haltères lourds, développé couché, tractions),
  • sports de contact (arts martiaux, boxe, sports collectifs avec risque de choc).

Pour certains sports (contact, chocs, fortes vibrations), il est parfois recommandé d’attendre 3 mois ou plus, selon la situation. Le chirurgien peut donner des repères précis et, si besoin, adapter les séances (éviter certains exercices, réduire les charges, etc.).


3. Focus sur quelques sports fréquents

3.1. Course à pied et activités à fort impact

La course à pied génère des mouvements répétitifs de la poitrine à chaque foulée. Après une augmentation mammaire, il est important d’attendre que :

  • la douleur ait bien diminué,
  • les implants soient bien en place,
  • les tissus se soient suffisamment organisés autour de la prothèse.

À la reprise :

  • choisir un bon soutien-gorge de sport, très enveloppant, adapté à la nouvelle taille de poitrine ;
  • démarrer par des séances courtes (marche rapide + petites séquences de trot), puis allonger progressivement ;
  • être attentive à toute douleur inhabituelle (tiraillement important, douleur brutale) et, en cas de doute, ralentir ou interrompre puis en parler au chirurgien.

3.2. Musculation et renforcement du haut du corps

La musculation peut parfaitement être pratiquée après une augmentation mammaire, mais avec une progression bien pensée.

En général :

  • on recommence par des charges légères,
  • on évite au début les exercices qui écrasent fortement le thorax (développé couché lourd, pompes profondes, dips),
  • on surveille les sensations autour des cicatrices et des implants.

Si les implants sont placés en position partiellement ou totalement rétro-musculaire, certains chirurgiens conseillent de limiter les exercices qui contractent très fortement les pectoraux de manière répétée, ou d’adapter la pratique (charges modérées, technique stricte, temps de récupération).

3.3. Sports de raquette et mouvements répétitifs des bras

Tennis, padel, squash, badminton sollicitent intensément la ceinture scapulaire (épaules, omoplates, bras, pectoraux).

À la reprise, il est prudent de :

  • commencer par des échanges doux,
  • éviter au début les gestes explosifs au service ou en smash,
  • augmenter la durée et l’intensité progressivement,
  • être particulièrement attentive à la douleur ou à la fatigue musculaire inhabituelle au niveau du thorax.

3.4. Natation et sports nautiques

La natation peut être une excellente activité de reprise, car elle ménage les articulations et permet un travail global du corps. Toutefois, les mouvements de bras sollicitent les pectoraux et la région opérée.

Souvent, la reprise se fait :

  • après la cicatrisation complète des plaies (pas de baignade tant que les cicatrices ne sont pas bien fermées, pour éviter le risque d’infection),
  • en commençant par des nages douces (dos, crawl tranquille) plutôt que la brasse très bras/pectoraux,
  • avec une attention aux sensations de tiraillement ou de douleur.

4. Le rôle essentiel du soutien-gorge de sport

4.1. Maintien et confort

Après une augmentation mammaire, la poitrine est plus lourde qu’auparavant et les tissus sont en cours de cicatrisation. Un bon maintien est essentiel, notamment lors de la reprise des activités physiques.

Un soutien-gorge de sport adapté doit :

  • envelopper bien le sein, sans le comprimer excessivement,
  • avoir une bande sous-mammaire stable,
  • limiter les mouvements verticaux et latéraux de la poitrine,
  • être à la bonne taille (ni trop grand, ni trop petit).

4.2. Soutien-gorge de contention vs soutien-gorge de sport

Dans les premières semaines, on porte souvent un soutien-gorge de contention prescrit par le chirurgien. Par la suite, pour le sport, un modèle spécifique “sport” est généralement plus adapté, parfois en complément du soutien-gorge de tous les jours.

Là encore, c’est le chirurgien qui peut conseiller la durée du port de la contention et le moment opportun pour passer à un soutien-gorge sportif classique.


5. Signaux d’alerte à ne pas ignorer

Pendant la reprise du sport, certains signes doivent alerter et conduire à ralentir ou interrompre l’activité, puis à prendre contact avec le chirurgien en cas de doute :

  • douleur brutale et intense dans un sein ou dans le thorax,
  • apparition soudaine d’un gonflement important d’un côté,
  • rougeur, chaleur, fièvre, sensation d’inflammation marquée,
  • déhiscence (ouverture) de cicatrice, écoulement anormal,
  • asymétrie nouvelle apparue rapidement après un effort.

Mieux vaut toujours consulter pour rien que trop tard. Le chirurgien connaît l’historique de l’intervention et peut juger de la situation.


6. Dimension psychologique : se réapproprier son corps en mouvement

6.1. Redécouvrir sa nouvelle silhouette

L’augmentation mammaire ne change pas seulement l’image dans le miroir : elle modifie aussi la perception du corps en mouvement. Au moment de la reprise du sport, certaines femmes ressentent :

  • une gêne ou une vigilance accrue vis-à-vis des seins,
  • la peur de “casser” ou de “déplacer” l’implant,
  • un sentiment inhabituel de poids ou de volume au niveau de la poitrine.

Ces ressentis sont fréquents et ont tendance à diminuer au fil des semaines, à mesure que la confiance revient et que le corps s’habitue.

6.2. Se fixer des objectifs réalistes

La reprise du sport après une augmentation mammaire est aussi l’occasion de :

  • redéfinir ses objectifs (forme, bien-être, silhouette),
  • accepter de ne pas retrouver immédiatement son niveau d’avant l’opération,
  • se donner du temps pour reconstruire progressivement force, endurance et confiance.

Certaines patientes trouvent utile de tenir un petit carnet de progression (durée des séances, sensations, amélioration au fil du temps) pour visualiser leurs progrès et rester dans une dynamique positive.


7. Reprise du sport après augmentation mammaire : ce qu’il faut retenir

  • La reprise du sport se fait par étapes, en respectant d’abord la convalescence, puis en réintroduisant progressivement les activités.
  • Les premières semaines sont consacrées au repos relatif et à la marche douce.
  • Les exercices pour le bas du corps et le cardio léger arrivent ensuite, avant les activités plus intenses ou impliquant fortement les bras et les pectoraux.
  • Le soutien-gorge adapté (contention puis sport) joue un rôle clé pour le confort et la protection de la poitrine.
  • Les délais restent indicatifs : seul le chirurgien peut valider, au cas par cas, le moment opportun pour reprendre chaque activité.
  • En cas de douleur inhabituelle, de gonflement soudain, de rougeur, de fièvre ou de doute, il est important de contacter rapidement l’équipe chirurgicale.

Cet article a pour but de donner des repères généraux sur la reprise du sport après une augmentation mammaire. Il ne remplace ni une consultation médicale, ni les consignes personnalisées d’un chirurgien. Toute décision concernant la reprise d’une activité physique, l’intensité et le calendrier doit être discutée directement avec le professionnel qui suit la patiente.

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